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"La théologie des énergies divines… humaines et cosmiques", un livre de Berntrand Souchard

mercredi 6 décembre 2017, par Réseau Blaise Pascal

Nous vous signalons la sortie du livre de Bertrand Souchard intitulé La théologie des énergies divines… humaines et cosmiques aux éditions du Cerf. Bertrand Souchard a été professeur de philosophie au lycée. Titulaire d’un doctorat en philosophie et d’une maîtrise en théologie, il est maître de conférences à l’Université Catholique de Lyon, responsable de la Chaire Science et Religion.

Catholiques et orthodoxes se revendiquent ensemble du concile Constantinople III qui affirme « une énergie divine et une énergie humaine » pour le Christ, refusant le monoénergisme théandrique. Pourtant, des catholiques (thomasiens) défendent une simplicité divine, une grâce créée et une vision de Dieu alors que des orthodoxes (palamites) soutiennent une distinction réelle entre essence et énergie en Dieu, une énergie incréée et un Dieu inconnaissable. L’examen des divergences ne permet-il de voir des convergences ? Dans l’Écriture, si l’énergie se rapporte souvent à une opération de Dieu, elle est aussi l’énergie de l’homme et des éléments de la nature, incréée et créée. La théologie des énergies divines n’est-elle pas aussi une théologie des énergies humaines et cosmiques ? L’examen et la comparaison de l’énergie chez Aristote et de l’énergie chez Plotin permettent de saisir des divergences. Avec le Stagirite, nous avons une analogie des énergies physique, biologique, sensible, intellectuelle, éthique et théologique. L’Un plotinien conduit la foi chrétienne à toujours plus d’équivocité et d’altérité, selon une forme de monoénergisme divin. Méditer et articuler les différentes présences de Dieu (création, grâce et incarnation) peut aider à saisir les convergences. Les Latins pourraient reconnaître qu’ils ont besoin d’une théologie des énergies qui ne peut pas se réduire à l’acte et à la substance, car l’actus latin, statique, juridique et théâtral n’est pas l’energeia grec, dynamique, physique et éthique. Les Grecs peuvent saisir que cette théologie des énergies doit prendre des accents aristotéliciens, à la suite de saint Maxime le confesseur, au-delà de Plotin et du néoplatonisme